J’ai testé pour vous Cooking Mama 3
La série des Cooking Mama remet le couvert avec ce troisième opus. Le principe est toujours le même : utiliser votre Nintendo DS et votre stylet pour réaliser des recettes de cuisine. Mais le titre ne sent-il pas un peu le réchauffé ? Cooking Mama 3 est-il un jeu fast-food, un jeu à emporter ou bien un jeu trois étoiles ? J’ai gouté pour vous…
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Fais la cuisine en t’amusant… et sans salir la vaisselle !
Le concept de la série Cooking Mama est aussi simple que déroutant : réaliser des recettes de cuisine sur sa Nintendo DS. Armé de votre stylet, vous effectuez les préparations étape par étape, chacune de ses étapes s’apparentant un peu à un mini-jeu. Vous vous retrouverez donc à faire des ronds le plus rapidement possible pour mélanger, à gratter l’écran pour fouetter, à faire des mouvements d’arrière en avant pour casser des œufs, à appuyer dans le bon timing pour couper une carotte ou un poisson, ou encore à souffler sur la console pour refroidir la soupe… Comptez environ une quarantaine d’actions différentes à réaliser en tout.
En gros voilà le principe. Mais qu’est-ce qu’on mange chez Mama ? Par rapport aux premiers opus, le jeu s’est pas mal occidentalisé. Parmi toutes les recettes que compte le jeu, la cuisine traditionnelle japonaise est toujours très présente (vous vous retrouverez à réaliser des plats dont vous ne comprenez même pas l’intitulé), mais elles sont honnêtement contrebalancées par des mets bien de chez nous comme… le hamburger, les lasagnes, les beignets ou encore la crème brulée.
Faire la cuisine, ça peut être un jeu ?
Cooking Mama 3 vous propose quatre modes de jeu principaux. Un mode « entrainement » où vous êtes guidé pas à pas dans la réalisation de chaque recette et où Mama rattrape vos erreurs ; un mode free style dans lequel vous choisissez deux ingrédients et devez ensuite réaliser une recette imposée ; un mode compétition culinaire où vous devez excellent dans un exercice particulier comme l’émincée d’oignons, le levage de filet de poissons ou le dépiautage de crevettes… avec possibilité de compét online (wahou !) ; et enfin un mode « Cuisinons » où vous devez réaliser les recettes tout seul comme un grand sans droit à l’erreur.
Débloquez l’ensemble des recettes sera assez aisé et vous prendra au maximum cinq heures. Le seul mode de jeu présentant un véritable challenge (si on peu peut parler de challenge, au vu de la relative facilité du jeu) c’est le mode « Cuisinons ». Vous délaisserez en effet bien vite, le mode « entraînement » qui ne présente pas beaucoup d’intérêt.
Les modes annexes sont basés sur des éléments que vous débloquez au fur et à mesure de votre progression et qui vous permettront de relooker Mama et de changer la couleur du papier peint de la cuisine et celle de vos casseroles… Ne comptez pas là-dessus pour relancer l’intérêt du jeu et vous garantir une quelconque rejouabilité. Le principal intérêt de Cooking Mama 3 reste de réaliser les recettes par soi-même dans le cadre du mode « Cuisinons ».
Un jeu rigolo, je veux dire…
Cooking Mama 3 pourra ainsi vous occuper pendant environ 5 heures, si comme moi, vous vous acharnez à débloquer toutes les recettes. La transposition vidéoludique des actions (casser les œufs, faire sauter les pancakes, hacher la viande) est assez proche des tâches réelles et on peut facilement se prendre au jeu et s’y croire un peu. Néanmoins, on retombe souvent sur les mêmes actions (pas de grosses différences entre la réalisation des beignets aux pommes et des beignets de crabes) et la réalisation graphique est un peu cheap.
Autre précision importante, Cooking Mama 3 ce n’est pas Cuisinons avec Cyril Lignac (c’est le vrai nom d’un jeu DS qui existe dans la vraie vie). En clair, ne comptez pas vous appuyez sur ce que vous faites sur votre console pour le reproduire le soir lors d’un dîner entre amis. Bien qu’il reprenne l’ensemble des étapes de chaque recette, le jeu ne donne par exemple aucune proportion et ce n’est tout simplement pas un livre de recettes interactif. Quel est l’intérêt alors, diront les sceptiques ? Tout simplement de s’amuser un peu. Et puis ça peut être un jeu intéressant pour faire découvrir la cuisine aux tout petits et leur donner envie de faire les recettes pour de vrai. L’ambiance du jeu et l’aspect manga de l’univers de Mama est d’ailleurs tout à fait charmant.
Les notes de « Un Dîner presque parfait »
Pour la Décoration de ton dîner de ce soir Mama (comprenez la patte esthétique du jeu), je te donne un 8. L’univers très coloré est plaisant et ravira à coup sûr les enfants.
Pour l’Ambiance (comprenez la rejouabilité et l’intérêt du jeu sur le long-terme), je te donne un 3. Comptez 5 heures de jeu pour débloquer toutes les recettes, plus un petit tour de temps en temps pour les plus acharnés.
Et pour ta Cuisine (comprenez la jouabilité), je te donne un 7. Les actions à réaliser avec le stylet sont assez proches de la réalité, bien que l’animation soit un peu chiche.
Dernier conseil en guise de pousse-café : si, par le plus grand des hasards, vous avez déjà joué à Cooking Mama 1 ou 2, le troisième opus ne présente aucun intérêt. Par contre, si vous êtes encore un novice de la série et que vous hésitez entre Cooking Mama 1, 2 ou 3, prenez le 3 : c’est le titre le plus agréable à l’œil, le plus plaisant et le plus abouti.
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« Je dis pas que je vais me mettre à Léa Passion ou Cooking Mama du jour au lendemain »
Lu dans le papier J’ai acheté une Dsi (http://www.gamocratie.fr/vis-ma-vie-de-gamer/laroisse-28-ans-%E2%80%93-j%E2%80%99ai-achete-une-nintendo-dsi%E2%80%A6-et-j%E2%80%99ai-un-peu-honte). Ah, ah, ah, il a sombré corps et bien. Nintendo, ce poison !
C’est pas faute de l’avoir prévenu… C’est triste de voir un pote sombrer…
Ah, le tacle assassin du hardcore gamer qui ressort les vieux dossiers… lol
)
Je me sens donc tenu d’expliquer le cheminement qui m’a amené à faire ce test (non j’essaie pas de me justifier
- Je voulais faire le test d’un jeu sorti récemment. Vu l’état de mon compte en banque et la législation en vigueur en France sur la vente d’organes, j’ai dû me rabattre sur un jeu DS à 30€ plutôt qu’un jeu PS3 à 70€
- J’ai toujours éta fasciné par ces jeux du style « Quel âge à votre cerveau » ou « Cooking Mama », avant d’avoir ma petite DSi. Les gens dans les pubs avaient l’air tellement heureux et Nintendo a réussi à rendre ça tellement à la mode… Je l’ai déjà dit, je suis très perméable au discours publicitaire, et comme mfff l’a écrit, j’assume mes tendances casual gamer. Bon j’ai pas encore touché à un Léa Passion, mais je compte bien en essayer un pour voir exactement ce que ça donne et apporter un avis argumenté, appuyé sur mon expérience de jeu et non plus sur mes ressentis de hardcore gamer acariatre. Il faut aussi noter que la série Cooking Mama s’est quand même écoulé à 7 millions d’exemplaires. Pour ça aussi, ça méritait d’y jeter un oeil.
Sur gamocratie.fr, on tente le pari de s’adresser à tous les joueurs et c’est pour ça qu’on fait un test de Cooking Mama 3. Mais promis dès que je parviens à détourner la pension de retraite de mes parents, j’achète Assassin’s Creed et Modern Warfare 2…
PS : mfff est un sale traitre, qui a kiffé sa mère pendant des dizaines d’heures sur le on line de Mario Kart Wii… Si je tombe, je tomberai pas tout seul !
Mooooooi sur Mario Kart Wii???? Est ce que tu as des preuves de cette compromission? Fais gaffe. Je vais appeler mon pote Erik Estavillo pour qu’il t’attaque pour diffamation…
Ironie mise à part, je pense que c’est une très bonne idée d’aller voir ce genre là aussi !
J’aime la Gamocratie… Le pays où les hommes font la cuisine et où ça crée pas un tas de vaisselle haut comme l’Empire State Building…
))) (Laroisse, veux-tu m’épouser???)
J’aime un peu moins la personne qui s’est cru obligée d’appeler ce super jeu « Cooking mama »… Alors, qui veut un « Cooking Papa » pour Noël?
))
Je veux bien envisager une union mais je me dois d’être honnête… Je ne joue pas seulement à Cooking Mama. Je joue aussi à des jeux qui font peur (Bioshock, Resident Evil ou autres)… dans le noir (en pleine journée, je ferme les volets) et avec le home cinéma à fond les ballons !
Et en septembre / octobre je suis pas très disponible… Sorties de Fifa et PES obligent !
Et le reste du temps, tu écris des articles sur les jeux videos…
Je vois
Ceci dit, des jeux comme Cooking Mama ne sont sans doute pas le quotidien d’un authentique gamer. Alors je salue l’effort de consacrer tout un test à des jeux de ce genre et le parti pris de la Gamocratie d’ouvrir sa porte à d’autres publics.
Vous évoquez souvent dans vos articles le regard négatif porté sur les jeux videos. Si on veut changer l’image du geek (celui aux doigts en forme de manette, qui vit collé contre sa console dans le noir et qui va forcément finir par fusiller tout Colombine à force de passer ses jours et ses nuits à découper des monstres virtuels) , il faut peut-être en passer par là : tendre la main aux « autres » gens : ceux qui ne comprennent pas les mots comme « gameplay » et qui ignorent qu’ils sont des « casual gamers ». Moi-même, je l’ai découvert il y a pas si longtemps
Et ben, finalement, ça m’intéresse de lire vos articles…
Si ça continue, je finirais presque par me dire que les amateurs de jeux videos, finalement, ils peuvent aussi être intelligents