Bayonetta : on a testé la démo jouable
Avis aux fans de Beat Them All et de jeunes filles dénudées à lunettes ! Le PSN et le Xbox live vous proposent de vous faire le pad sur la démo jouable du très attendu Bayonetta. Présenté comme le successeur de Devil May Cry, le titre du jeune studio Platinum Games ne sortira en France qu’en janvier 2010. Alors en attendant, la Gamocratie vous dit tout le bien qu’elle pense des aventures de la sulfureuse Bayonetta…
Bayonetta, épouse-moi !
Au milieu de la multiplication des jeux de tir et du conformisme d’une production vidéoludique archi-dominée par les studios américains, Bayonetta est un oasis d’originalité. Merci qui ? Merci à Hideki Kamiya, ancien de chez Clover, qui a créé, avec les plus atteints de ses collaborateurs, le studio Platinum Games. Pour information, le monsieur a quand même à son actif une pagaille de supers jeux, tels que Okami, Viewtiful Joe, MadWorld, Infinite Space ou encore… Devil May Cry. C’est donc avec un très bon a priori qu’on se jette sur cette démo, qui arrive comme un cadeau de Noël avant l’heure.
Même si la concurrence risque d’être féroce en 2010 avec la sortie des blockbusters God of War 3 et Dante’s Inferno, Bayonetta dispose de deux atouts majeurs : la puissance de son univers et le charisme de son personnage principal. Dès la première cinématique, on est pris par l’ambiance mystico-gothique et ces histoires d’anges et de sorcières. Mais ce qui attire l’œil aussi, c’est la plastique de la très… sympathique héroïne. Habillée (ou plutôt déshabillée) de cuir, montée sur des hauts talons, coiffée d’une crinière aussi chatoyante que dangereuse et chaussée de lunettes qui lui donnent son petit air coquin, Bayonetta fera tourner la tête de plus d’un joueur… sans toutefois tomber dans la vulgarité, car le personnage dispose d’une classe certaine et n’hésite pas à user du second degré.
Bayonetta nous envoie au ciel
Pendant la dizaine de minutes que dure la démo, on a le temps de se faire deux certitudes. Premièrement, le jeu est magnifique. Et deuxièmement, la jouabilité et le système des combos fonctionnent parfaitement.
Esthétiquement, Bayonetta en impose. Avec des jeux de lumière ahurissants, des environnements aussi riches que profond, c’est un vrai ravissement de progresser dans les niveaux.
Manette en main, le rythme imposé par la démo est plutôt haletant. On a droit à trois séquences de combat au cours desquels on peut mettre à l’épreuve les aptitudes physiques de Bayonetta. Le personnage principal dispose d’une ribambelle de combinaison de coups pieds/poings donnant lieu à des effets visuels euphorisants. Les cheveux de l’héroïne se transforment en poing ou en talon géants venant esbaudir les ennemis alentours. Bayonetta est donc un Beat Them All, diablement beau et terriblement efficace.
Si l’on voulait être tatillon, on pourrait reprocher au jeu cette impression de confusion et de fouillis que l’on peut ressentir pendant certaines phases de combats. Le foisonnement d’ennemis et l’avalanche de coups et d’effets visuels peuvent en effet perdre le joueur pendant de courts instants. Mais ce sentiment a priori passager est plus ou moins inhérent au genre du Beat Them All.
Dernière petite chose avant de vous laisser. Je me suis pas mal interrogé sur la légitimité et l’intérêt de certaines phases de jeu appelée « Apothéose », pendant lesquels l’héroïne peut invoquer une sorte d’immense Cerbère qui vient dévorer les ennemis sous un déluge de gerbes de sang… Personnellement, je trouve ces moments très esthétisants et bien réalisés, mais cette surenchère actuelle d’ultra-violence lancée par God of War (entre autres) me laisse un peu perplexe. Les fatalités de Mortal Kombat et le coup du « je t’arrache la tête avec les dents et le sang gicle à dix kilomètres » c’était marrant il y a quinze ans… parce que ça n’avait jamais été fait. Dans le cas de Bayonetta, je trouve que cette ultra-violence n’apporte pas une immense valeur ajoutée.
Conclusion
Au vue de cette démo jouable, Bayonetta s’annonce éminemment prometteur. On attend avec impatience ce Beat Them All doté d’un univers original, s’appuyant sur une héroïne charismatique, et une jouabilité hyper efficace.
Le seul défaut du jeu c’est d’avoir refusé la confrontation directe avec Call of Duty : Modern Warfare 2 lors des fêtes de Noël pour ne sortir en France que le 8 janvier 2010. M’est avis que le titre avait des arguments sérieux à opposer et qu’il aurait pu, sans rougir, faire face à la concurrence de cette fin d’année.
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Je cites « Même si la concurrence risque d’être féroce en 2010 avec la sortie des blockbusters God of War 2 et Dante’s Inferno… »
Vous vouliez dire GOD OF WAR 3 !
Effectivement…
C’est corrigé. Merci en tout cas de nous lire et de nous empêcher de dire trop de bêtises
De rien Laroisse!
Je viens de découvrir votre site et il me plait bien.
Merci, ça fait plaisir
Pareil ! Je viens de découvrir votre site et je l’ai direct mis dans mes sites à visiter en début de journée.
Continuer comme ça !
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Je me permets de diffuser cette chronique sur le jeu chers partenaires
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