Les dix merveilles du monde vidéoludique
Puisque tout le monde, comme à chaque fois qu’une année se termine par 0, y va de son petit top vidéoludique, et puisqu’ils n’ont pas tous forcément très bon goût, j’ai décidé de soumettre moi aussi mes trente années de coups de coeur en pixels à votre jugement expert. Rendez-vous compte. Ce sera peut-être le dernier top de l’humanité avant la fin du monde en 2012 (si,si, les Mayas et quelques centaines d’illuminés sont formels…). A moins que l’ami Laroisse nous fasse une contre-proposition d’ici là… Ah et vous avez bien évidemment carte blanche pour glorifier, insulter ou snober ce best of gamocratique.
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Mes 10 plus grands jeux de l’histoire vidéoludique :
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1er Final Fantasy VII (PSone)
Le jeu par lequel je suis devenu super geek. Je savais qu’un boulimique de pixels sommeillait en moi depuis toujours, je ne m’attendais juste pas à une métamorphose aussi brutale (un peu comme quand, dans Alien, la bébète fait une sortie de bide…). J’ai réalisé que j’étais capable de passer quinze heures à faire du level up, douze à faire des courses de poussin pour débloquer le chocobo noir et le double pour battre des boss parfaitement facultatifs (les Armes…). Une bande-son légendaire, un scénario aussi complexe que cohérent, un système de combat sophistiqué et surtout le sourire de la belle Aeris…
2éme Silent Hill 2 (PS2)
C’est un peu comme si David Lynch, après avoir révolutionné le monde des séries télévisées avec Twin Peaks, avait voulu imprégné le microcosme vidéoludique de son sens du glauque et des ambiances torturées et avait demandé à son pote Lovecraft de s’occuper de la déco… Solitude absolu, malaise permanent accentué par une mise en scène anxiogène et une bande-son organique, déchirement nostalgique inexplicable jusqu’au dénouement final, d’une maturité à vous broyer le bide. Silent Hill 2, c’est une plongée freudienne dans le monde de l’horreur à la fois brute et sophistiquée. Sublime et terrifiant.
3ème Zelda III : A Link to the Past (Snes)
Il est l’alpha de ma carrière vidéoludique sur console, le jeu qui m’a convaincu de lâcher mon Atari ST 520 et d’acheter la Super Nintendo. Une durée de vie exceptionnelle pour un collégien travailleur (hum…), des idées géniales pour l’époque (carte en mode 7, mondes parallèles, bottes de pégase…) et surtout un sens grandiose de l’épique et de l’aventure. Découvrir la cascade aux fées, pleurer pour la petite mort du joueur d’ocarina, soulever Excalibur pour la première fois : je découvre l’empathie en pixels, je découvre que l’on peut chialer devant une console. A Link to the Past, ce n’est pas une madeleine de Proust. C’en est un paquet tout entier…
4ème Bioshock (PS3)
Je ne ferai que répéter ce que j’ai déjà dit dans mon Top 5 PS3. Quand on a croisé la route de ces gardiens tendres et terrifiants, quand on s’est confronté à la fragilité et au sadisme enfantin des petites sœurs et dès lors que l’on a entendu, terré dans un coin sombre et humide, les gémissements empreints d’humanité des mutants mutilés, on n’appartient plus à la planète Terre. Bioshock nous possède. Le FPS de 2K Games nous plonge dans un entre deux étrange, un univers à la fois fascinant et terrifiant, poétique et mécanique, froid et nostalgique, onirique et cauchemardesque. Le genre de jeux qui vous donnent envie de chialer quand c’est fini.
5ème Mario Kart 64 (Nintendo 64)
Le jeu le plus fun et le plus universel de l’histoire vidéoludique. A la fois très accessible et plutôt exigeant techniquement, c’est le seul titre auquel je pourrais jouer tous les jours sans entrevoir l’ombre d’une once d’un soupçon de lassitude. Chaque finish, surtout à plusieurs, est un moment d’anthologie célébrant le talent, le culot et la perversité. C’était avant l’invention par Nintendo du super-missile-de-la-mort-qui-te-propulse-à-la-première-place-après-avoir-passé-les-trois-tours-dernier… Le mérite à Mario Kart est mort avec la Nintendo 64.
6ème Oblivion (PS3)
Je me souviens avoir souhaité étant minot un jeu vidéo aussi grand que la vie. Vingt ans plus tard, Bethesda n’est pas loin de réaliser mon rêve de gosse. Oblivion, c’est à la fois l’infiniment grand et l’infiniment petit. L’immensité des terres de Cyrodill n’a d’égale que la concentration de merveilles au cm². Une fleur des montagnes, une grotte oubliée, un feu-follet, une porte démoniaque ou une elfe en détresse : Oblivion, c’est l’aventure parée de ses plus beaux pixels. Libre à vous d’y prôner la paix ou le chaos, la contemplation ou le massacre, le vol ou le labeur. D’y façonner l’histoire dont vous êtes le héros.
7ème Ico (PS2)
C’est fou comme une simple idée de gameplay peut changer à tout jamais votre façon de percevoir le jeu vidéo. Tenir la main de Yorda et ne pas la lâcher…. De ce parti pris beau comme un premier baiser, naît le plus puissant sentiment d’empathie jamais ressenti devant une console. Elle ne parle pas notre langue mais vous l’aimez au premier regard. Vous êtes deux petits êtres amoureux, paumés dans des ruines ancestrales et titanesques. Rien de forcément révolutionnaire dans le gameplay. Juste une ambiance contemplative où les silences poétiques ont remplacé une musique obsolète. Et cette intuition déchirante qu’il faudra un jour lâcher la main de Yorda. Snif.
8ème Player Manager (Atari ST)
Puisque j’en achète un par an depuis vingt ans, il fallait bien que je case un jeu de foot dans mon top of the top. Plutôt que d’avoir à trancher entre les premiers PES et les derniers Fifa, j’ai décidé de faire mon vieux con en exhumant une vieille légende de l’Atari ST. Premier truc génial : outre vos fonctions de manager, vos pouviez soit contrôler toute l’équipe pendant les matchs, soit chausser vos crampons et ne diriger qu’un seul joueur ! EA et Konami n’ont vraiment rien inventé. Ajoutez à ça le gameplay complet et intuitif d’un Kick Off, une base de données remontant jusqu’à trois niveaux de division et la possibilité d’être appelé en équipe de France, et vous comprendrez que Football Manager, c’est un peu la bible du ballon rond virtuel.
9ème Doom (PC)
« Y finira mal, ce petit… » Voilà ce que marmonnait ma famille quand je tronçonnais du zombie martien, une tartine de Nutella carrée dans le gosier, en rentrant du collège. Premièrement, je ne suis devenu qu’un geek inoffensif, pas de quoi s’alarmer. Deuxièmement, même si j’avais fini serial killer, je crois que ça aurait valu le coup… Son gameplay sobre et efficace, ses bruitages underground bien crades et surtout une architecture des niveaux peut-être jamais égalée depuis : Doom reste, presque 20 ans après son lancement, une expérience à vivre ou à redécouvrir. Je me souviendrai toute ma vie de ma première rencontre avec un Baron de l’Enfer. Le fond de mon slip aussi… hum…
10ème Le manoir de Mortevielle (Atari ST)
Mais comment ont-ils fait ? Avec un son aussi pourrave et une telle bouillis de pixels, comment les développeurs ont-ils pu créer une ambiance hantant mes souvenirs de gamer plus de vingt ans plus tard. Débarqué dans un manoir paumé dans la tempête, vous enquêtez, dans les recoins les plus obscurs du château, sur la mort de votre amie Julia. Mortevielle, c’est la crème du point & click, le genre à la mode sur Atari ST et Amiga. Des voix digitalisées interactives, des tableaux à la beauté désespérante et une bande-son – ululement macabre et portes qui grincent – flippante à souhait : une manière de vous faire comprendre que la mort ne tient qu’à un clic de souris. Délicieusement old school.
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Pour vous montrer à quel point on est différents avec mfff question jeux vidéo… j’ai joué qu’à deux jeux de son Top 10 : Bioshock et Mario Kart 64.
Mon parcours de joueur, mes choix plateforme et d’autres trucs stupides comme aller en cours… m’ont tenu à l’écart de certaines perles vidéoludiques. Mais j’ai joué à plein d’autres jeux bien sympas.
La Gamocratie attend ton top 10 en tremblant, mon petit biquet. Et en se demandant surtout à quelle place sera Cooking Mama (hihihihi…)
Plus sérieusement, si mon top doit servir à quelquechose, c’est te faire découvrir Zelda 3 (un poil au dessus d’Ocarina of Time selon moi). Tu vas me faire le plaisir de l’acheter sur la console virtuelle de la Wii( par contre je crois qu’il faut que t’investisses aussi dans une manette classique). Bon et si il te reste deux ou trois deniers, fais un petit tour sur le Playstation Store et met FFVII dans ton panier. J y ai rejoué il n y a pas si longtemps : il est toujours temps d’y prendre un plaisir monstre. Fonce, bonhomme !
PS : J’insiste pas pour Doom et Silent Hill 2. Je connais la grosse chochotte qui sommeille en toi…
comme quoi il y a vraiment des cultures différentes dans le jeu vidéo !
je ne sais pas si je serai capable à brûle pourpoint d’égrener un top 10, mais on y trouverait sans aucun doute : battlefield 2, l’arche du capitaine blood, ufo, baldur’s gate, portal, zeno clash
Aaaaaah l’Arche du Capitaine Blood. C’est marrant parce que je me souviens pas y avoir joué plus d’une heure (mon grand frère, plus costaud, squattait l’ordi) mais ce jeu a clairement marqué mon inconscient vidéoludique à jamais. Je me souviens d’une musique géniale (J-M Jarre, si je ne m’abuse ?) et surtout de cette impression d’infini, de terres à explorer à perte de vue. Putain, mon Atari me manque grave…
Half Life 1 fût sans doute la première grosse claque video ludique que j’ai pris de plein fouet. A ce sujet, j’ai par ailleurs une petite anecdote qui me colle au cortex : « je suis dans un tunnel et je cherche une issue, je jette un oeil dans une colonne montante dans laquelle je vois un commandos armé jusqu’au dents descendre en rappel fusil d’assaut au poing. Je me vois encore accroupi à compter le nombre de balles restantes dans mon 357 magnum… un pur moment d’anthologie.
>mfff : si ça se trouve t’es mon petit frère
Looool On se croirait un peu à Perdu de Vue, là…
même pas un Street Fighter II Turbo…
Ah non Street Fighter 2 Turbo, je l’ai un peu dans le pif depuis qu’un gamin de six ans m’a éclaté la gueule sans avoir la plus vague idée de ce à quoi pouvait bien servir le moindre bouton de la manette. La mienne a fait un vol plané légendaire ce jour là…Je sais,j suis un mauvais exemple pour la jeunesse…
Oh le joli top 10 que voila. J’adhère à 120 % pour FF7 et Mario Kart, que je place en 2 mais dans sa version wii. Je rajouterai ensuite :
3 PES 5 (pour moi le meilleur de la série),
4 Worms Armaggedon (bombes bananes et saintes grenades)
5 FF9, (et son p’tit mage noir tellement cool)
6 Secret of mana (côté scénar et bandes sons, c’était super aussi),
7 Donkey Kong Country (super plate-forme),
8 Docteur Mario (à deux, c’est tellement mieux)
9 Quake 3 (en réseau)
10 Guitar Hero (qui propose du Tool et du Dream Theater… Rien que ça ça impose le respect)
Un certain Patrick A. Mais qui ça peut bien être…? Un mec avec assez de mauvais goût en tout cas pour oser préférer la version Wii (beuuuh) de Mario Kart à celle de la N64… Surement un Rodezien…
On dit ruthénois, espèce d’ignare, et tous les goûts sont dans la nature, merde… J’te dis que la version Wii est bien pour l’avoir testée et retestée !
Oh là là là y sont susceptibles ces Rodezois… En tout cas, tu as tout à fait raison : tous les mauvais goûts sont dans la nature… Bon sinon, content de te voir en gamocratie, copain !
« J’ai réalisé que j’étais capable de passer quinze heures à faire du level up »
« douze à faire des courses de poussin pour débloquer le chocobo noir ».
Comme je te comprend : c’est ce jeu qui m’a fait prendre conscience qu’il était possible de refaire 15 fois un jeu vidéo de plusieurs dizaines d’heure du début à la fin, et de toujours prendre du plaisir la 15ième fois.
Par contre tu parles pas du chocobo doré plutôt?
Et ben moi je rajouterais Deus Ex, un jeu où on ne suit pas l’aventure on la vit (ou plutôt la subit vu le nombre d’organisations secrètes au km²). Je mettrais Dune (mon 1°STR avec un bon soupçon d’aventure…), Driver et GTA4 (Driver pour ses course poursuites et son intrigue, GTA4 parce qu’il ajoute les meilleurs fusillades que ses prédécesseurs tout en retrouvant l’ambiance crade de GTA3). Plutôt que Doom, j’aurais mis Duke Nukem 3D et son humour potache… et en plus il a donné naissance au jeu le plus attendu de tous les temps, encore plus que l’arlésienne GT5 : Duke Nukem Forever. Entre son lancement en préprod et son annulation officielle plus de 10 ans…
Bon je crois que Deus Ex, il va falloir que je m’y mette. Ca fait pas mal de personne qui m’en parle, la larme à l’oeil. J’aimerai juste qu’on me confirme que ce n’est pas trop tard pour découvrir cette pépite (graphismes datés, gameplay désuet etc…)…
Quant à Driver, je me souviens surtout de la dernière mission, où à peu près 50 voitures des services secrets te sniffaient l’arrière train (de la voiture bien entendu) avant de t’expédier 30 mètres au dessus du sol après un contact un peu viril. Des bons souvenirs en tout cas !
Driver, la mission le président… Que de souvenirs. Obligé de monter la luminosité pour essayer d’y voir quelque chose. Une difficulté démentielle…
Quant à Deus Ex, le moteur 3D a malheureusement mal vieilli, par niveau gameplay, c’est tellement bon que je le refais tous les 2-3 ans. Et vu que c’est vachement rejouable. Ce jeu c’est vraiment « je tire ou je pointe ». En fait, un des challenges du jeu consiste à le faire en ne tuant qu’un nombre restreint de personnes. Bon tu peux aussi choisir la manière forte…
En fait au niveau des possibilités, d’après ce que j’ai vu de Bioshock par la démo, il n’arrive pas à la plante du pied de Deus Ex… Et quel plaisir de customiser son personnage via les bio modifications. Ah se rendre invisible ou taper des sauts gigantesques…
D’accord ou non avec cette sélection, de biens jolis titres
PS : non il n’est pas trop tard pour jouer à Deus Ex. C’est bel et bien un grand jeu (d’auteur)
Seb, Avosmanettes : adjugé, les gars. Vous m’avez convaincu. Reste plus qu’à le trouver sur PS2. Vu sa rejouabilité, j’ai peur que ça ne soit pas si facile.
Rafa : tu as absolument raison. C’est bien le chocobo doré. Il fallait se taper un bon million de courses pour dégoter le poussin de luxe, seul apte à atteindre l’île des chevaliers de la table ronde. Aaaaaah bordel, j suis à deux doigts de ressortir ma PSone…
Deus Ex sur PS2 a moins vieilli que sur PC mais cependant, tu oublis le multi et les mods.
Mais oui? Deus Ex doit être dans le top ten, pas possible autrement !
Bon, promis, dès que j’ai fini Mass Effect, Fable 2 et Uncharted Among Thieves, je dépoussière Deux Ex pour (éventuellement) mettre à jour mon top. Mais c’est bien pour vous faire plaisir…
Bon, je post un peu tard ici, mais c’est pour la bonne cause :
Nondidiou ! Range Fable2 (béééé) et trouves toi Deus Ex de suite !
Je l’ai re(rererererere)-fait il y a une semaine, et bien que graphiquement il ai prit un coup le gameplay n’a pas prit une ride et y jouer fait perdre tout intérêt pour les fps actuels. (quoique….c’est pas vraiment un fps deus ex…pas quand on fait le jeu en tuant seulement 2 personnes
)
J’ai fini Uncharted, presque Mass Effect et je suis prêt à bannir (temporairement) Fable 2 de ma liste de priorités vidéoludiques. Bon, le petit souci, c’est que je viens d’acheter Bioshock 2… et que God of War 3, FF XIII et une vingtaine d’autres bombasses en pixels devraient débarquer sous peu. Allez, promis, avant cet été, je choppe Deus Ex et j’en fais un article gamocratique.