Gaming Blues
Je sais pas si c’est la faute à cette hiver frigidaire qui n’en finit pas ou bien si c’est lié au manque de soleil qui complique la fixation de la vitamine E sur mes phalanges de joueur habituellement compulsif, mais je crois que j’ai perdu mon mojo du jeu vidéo… Quatre gros hits attendent dans mon placard à pixels depuis Noël, des heures de bonheur sur CD et Blu-ray en stand by et pourtant impossible de m’y mettre. Alors, c’est grave Docteur ?
Allumez la console et dites 33 !
Les symptômes sont apparues il y a un peu plus d’une semaine, sur DS dans un premier temps… Lorsque j’ai eu fini le très sympathique Suikoden Tierkreis, je me suis guillerettemment lancé en quête d’un nouvel RPG assez chronophage qui m’aiderait à faire passer mes trois heures quotidiennes de transports en commun. J’ai tenté dans un premier temps Dragon Quest : La Fiancée Céleste. L’histoire m’a semblé anormalement poussive, les menus pas assez intuitifs et je me suis retrouvé bloqué au bout de quelques dizaines de minutes de jeu au Château de je-sais-plus-trop-quoi… Lassé un peu trop rapidement par rapport à l’accoutumée, je me rabats alors sur Chrono Trigger. Et là idem ! Me voilà à nouveau planté, dépourvu de l’envie de retourner le niveau dans tous les sens pendant des plombes à la recherche d’une porte de sortie. J’ai commencé à m’inquiéter quand je me suis vu finir mon trajet TER en compagnie du Temesta du jeu vidéo, 42 jeux indémodables… Nervous Breakdown !
Syndrome post-traumatique
Inquiété par cette dépression vidéoludique sévère et ce désamour du joli pixel, je décide de me plonger dans une démarche introspective afin d’essayer d’identifier les sources de ce mal méconnu. Quel est donc le dernier jeu sur lequel j’ai mis le pad et qui aurait pu provoquer en moi ce brutal changement d’état ? Mon Dieu, la réponse est sur la table basse : Call of Duty : Modern Warfare 2… Sans parler de la qualité intrinsèque du titre qui fera probablement l’objet d’un prochain billet, je dois admettre que l’épopée guerrière du mode solo proposée par Activision m’a laissé dans un drôle d’état. Une campagne certes bouclée en moins d’un week-end, mais sur un rythme effréné qui m’a donné à voir des centaines d’ennemis dessoudés à l’arme automatique, et m’a fait subir des dizaines de Game Over enchainés à la queue-leu-leu… Au-delà de la scène polémique dans l’aéroport qui ne m’a fait ni chaud, ni froid, c’est très probablement cette accumulation dromoscopique non raisonnée qui m’a vrillé le neurone du gaming et qui a, selon toute vraisemblance, provoqué chez moi une Overdose de jeux vidéo…
C’est grave Docteur ?
Si la cause du mal semble a priori identifiée et le diagnostic posé, la question du traitement approprié reste quant à elle encore entière. J’ai eu beau chercher dans le dictionnaire Vidal et parcourir en long et en large les forums de Doctissimo, pas la moindre trace d’une pathologie qui s’apparenterait de près ou de loin à une Overdose de jeux vidéo… Abandonné par la médecine traditionnelle, je me suis donc résolu à mettre en place mon propre protocole de soins en me basant sur le traitement des véritables addictions.
J’ai commencé par une période compliquée de sevrage pure et simple…Au bout de 48 heures sans toucher la moindre manette, les tremblements et les sueurs nocturnes ne s’estompaient toujours pas et j’ai du me résoudre à passer sous Subutex : le mode carrière de Fifa 10 avec le Clermont Foot… des petites sessions de jeu de vingt minutes qui s’inscrivent cependant dans une perspective à long-terme. Sur une semaine, j’ai augmenté progressivement la posologie (jusqu’à réussir à faire signer Gameiro en Auvergne, quand même…) et je crois que je suis sur la bonne voie. Je pense pas être assez costaud psychologiquement parlant pour me lancer dans Final Fantasy XXIII dès demain, mais je me sens mieux dans mon canapé…
Encore convalescent, je vais tenter de reprendre le jeu vidéo à un rythme homéopathique… Je vais laisser de côté encore quelques temps la belle Bayonetta et ses séquences épileptogènes et tenter de retrouver le plaisir de jouer avec des classiques de la next-gen : Assassin’s Creed ou Uncharted. Voire Wii Sports, si jamais la marche est encore trop haute…
Néanmoins, une interrogation subsiste suite à cette épisode traumatisant : suis-je un cas isolé ? L’Overdose de jeux vidéo est-elle une maladie orpheline ?
Au cours de votre vie de gamer, avez-vous déjà été atteint par ce mal étrange et comment vous en êtes vous sortis ?
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Ca m’est déjà arrivé, et le meilleur remède que j’ai trouvé c’est de refinir plein de vieux jeux que j’ai kiffé pour me remettre dans le bain.
Dune 1, UFO, Monkey Island 1 et 2, une petite partie de Theme Hospital.
Puis me remettre à des jeux plus récents mais que je connais déjà : Grid, LFP manager…
Et puis une fois que ca commence à souler de jouer avec des vieux jeux auxquels on a déjà joué et rejoué, on se prend l’envie d’avoir besoin de nouveautés, et la, se remettre sur des nouveaux jeux beacoup plus récent fait vraiment plaisir ^^
En tous cas pour moi ca a marché 1 ou 2 fois ^^
Aaaahh le Gaming Blues, un mal sournois qui malheureusement touche plus de gamers qu’on ne veut bien le dire !
A mon humble avis, une large part de la communauté des joueurs a eu à un moment ou à un autre l’envie de tout laisser tomber pour se consacrer à un autre passe-temps (pêche à la mouche, point de croix, peinture sur soie ou autre), et je ne parle pas des ados jouant à la DS pour faire mode et qui plaquent tout à la première mini-jupe ou au premier partiel universitaire venu (pour les plus studieux).
Personnellement, ce mal m’a atteint après mes 25 ans, j’étais alors l’heureux possesseur d’une PS2 du plus bel effet, or un matin, la panne ! Plus envie, plus de passion, plus aucune attirance pour le monolithe noir, le néant… croyant avoir atteint un « âge de raison », je me suis retrouvé réduit à donner ma chère console à ma petite soeur, soudainement encombré d’un objet auquel elle n’avait eu que rarement accès. Cette période d’abstinence a duré… 15 jours, le temps pour moi de me rendre compte que cette lassitude n’était que passade, que je ne pouvais vivre sans ma dose quotidienne de plaisir vidéoludique ! J’ai donc récupéré ma Belle des mains de ma frangine, trop heureuse d’être débarrassée de cet objet encombrant (et même si depuis, elle a elle aussi craqué, et est aujourd’hui la propriétaire d’une 360, d’une DS et d’un appareil à racl… d’une Wii).
Depuis, je coule des jours heureux avec la successeuse (ça se dit successeuse ?) de ma Dame Noire, la 360, mais je sais me ménager des plages de repos, et pendant quelques jours je la laisse eteinte pour profiter d’autres aspects de la vie (ma copine, mon chat, mes bouquins). Mais c’est toujours pour mieux retourner vers elle avec un plaisir toujours renouvelé !
Ca m’est déjà arrivé plusieurs fois lors de ma vie de gamer. j’attendais tranquillement que l’envie de jouer reviennent en m’occupant avec d’autres choses ( manga, livres de fantasy, anime…).
Sinon t’inquiètes pas je pense que tu as tout le temps de te préparer d’ici la sortie de FF XXIII, y’en a quand même dix autres avant sa sortie à faire XD
Pour commencer, une petite remarque :
« compagnie du Temesta du jeu vidéo, 42 jeux indémodables… Nervous Breakdown ! » => Nervous Breakdown étant un (bon) jeu, ça porte à confusion … Voilà, ça c’était pour la pinaille.
Ensuite, ce mal que tu décris, on l’a tous eu, surtout lorsqu’on enchaîne RPG sur RPG. A mon avis, ce sentiment survient lorsqu’on se fait trop de jeu à scénario (où on est plus souvent simple spectateur que joueur), alors pour contrer ça, rien ne vaut une bonne piqure de gameplay bourrin sans pause blabla (style un puzzle bubble, un mario qu’on a fini 100 fois, un jeu de foot, de caisse, guitar hero…), un bon petit jeu d’arcade rapide, sans prise de tête et duquel on peut décrocher rapidement (pas besoin de le finir absolument, pas d’histoire à suivre)pour retrouver le goût du gaming. Personnellement j’ai un remède qui s’appelle street fighter (suffit que je le mette dans ma console et j’ai immédiatement 10 ans… « Allez maman, c’est la dernière je te promet ! »)
Et puis, les spécialistes estiment qu’il faut une pause de 20 toutes les 2h de jeu. Donc normal qu’après 100h de jeu sans prendre de pause qu’on aie besoin de 1000 min de repos… Logique ! Héhéhéhé !
Petit conseil pour finir, attend d’avoir retrouver l’envie avant d’attaquer Chrono Trigger, c’est une perle. A l’époque il m’avait foutu une grosse claque mais j’y ai joué il y a 4 ans et il était toujours aussi efficace.
Pareil ici.
J’ai déjà éprouvé ce sentiment à plusieurs reprises dans ma vie de gamer, surtout depuis que je suis Papa et que jouer n’est possible qu’après 21h au mieux, quand tout le monde est couché.
Pour moi le meilleur remède a été un sevrage complet (j’ai même revendu ma PS3 à un moment), plus ou moins long, fonction des autres passe-temps auxquels je m’adonnais (BD, films, romans)
Et puis l’envie de rejouer survient naturellement au détour d’une news ou d’un article dans un magazine de JV. Il suffit d’attendre le bon jeu qui nous redonnera des frissons (et donc rachat de la PS3 sus-citée
)
Maintenant je suis moins compulsif et j’achète moins de jeux, auxquels je joue à dose homéopathique. Et je fais des trucs à côté. Je me lasse moins comme ça.
Moi aussi ça m’est arrivé il n’y a pas longtemps…
Pourtant entre Metroid prime Trilogy, Muramasa et Tatsunoko VS Capcom, j’avais de quoi faire!
Contrairement à toi, je crois qu’il me manquait justement un bon RPG pour rester accrocher au scénario pendant des heures et en rêver la nuit… Mais bon c’est passé, j’ai fini un Metroid et Muramasa, et je pense à acheter Disgaea sur DS….
Moi je pense sincèrement que t’auras aucun message stipulant que ce n’est pas normal.
En tant que gamers du genre de ceux qui achètent un jeu par semaines, j’ai moi aussi eu des périodes de gros troubles dans mon gaming time, c’est comme toute bonne choses parfois, faut faire un break.
Généralement pas de recette miracle, comme saitaro je laisse faire, puis je m’occupe avec autre chose, bd, film ou simplement soirée entre copains. Puis a un moment paf ça fait des chocapic. L’envie est a nouveau présente, et la corne reviens ^^.
Sinon y a aussi le changement de plateforme, mais là ça pique a ton portefeuille, mais quand tu as un choix plutôt conséquent de jeu, tu sais plus trop ou donner de la tête et finalement tu satures quand même, je pense que c’est inscrit dans notre code génétique de geek a ouverture d’esprit.
@ XXXXXX : Oui la formulation fait bizarre, mais en gros faut y lire (je pense) : « Compagnie du Temesta du jeu vidéo, 42 jeux indémodables… Oulà vite un Nervous Breakdown (ou un bigbang mini du même studio, ils sont bon chez akedo) !
T’inquiète. C’est la st Valentin. Il y a quelque part une petite poupée à ton effigie percée d’aiguilles… par quelqu’un qui voulait que tu passes le 14 février aux chandelles et pas devant la PS3
))
Tu as bien sacrifié au rite sacré du petit restau en amoureux? Il y a gros à parier que tu vas retrouver le « jeu video mojo » dans la semaine…
Petite précision pour « Nervous Breakdown »…
Dans mon esprit, « Nervous Breakdown » est juste la version british un peu classe de « Crise de nerfs ». C’est une expression qu’on retrouve aussi dans les films de Audiard et que j’aime bien utiliser.
Aucune allusion volontaire au jeu vidéo éponyme. Désolé pour la confusion.
Bon, je risque de faire de mon cas particulier une généralité mais tant pis, j’ose.
Je pense qu’il faut accepter, en vieillissant, de changer de rythme. Je ne peut plus, comme je le faisais il y a encore quelques années, passer des nuits entière à jouer. Ça me gonfle, ca me lasse, ca me fait mal aux yeux et au dos… Il a donc fallu que je m’adapte, et que j’organise mes sessions de jeu en conséquence. En ce moment, je raffole des sessions de jeu d’une heure, 2 grand max.
Bien sur, étant fan de RPG, c’est compliqué. Alors je m’accorde un RPG de temps en temps, mais surtout, je ne les enchaine plus. Après un bon RPG, j’ai besoin d’une pause physique et psychique.
En gros mon conseil, c’est effectivement de faire une pause RPG quand tu en a terminé un, et surtout d’accepter le fait de vieillir, et de ne plus être un joueur frénésique (ca existe ce mot ?).
Oh mon Dieu! Ça fini donc par arriver un jour on est plis en mesure de ce coucher a 4 h du mat après un enième match de FIFA contre un américain vengeur au tacle assassin a 2 – 0…
Je retourne me coucher en mode fœtus je suis trop triste. Aujourd’hui est un jour noir malgré le soleil qui illumine le ciel…
Pour ma part, ça m’arrive très souvent, que ce soit pour les jeux, les livres, le dessin, la musique, en fait, je suis, comme une amie aime à le dire, un » passionné chronique « , le genre à être à fond sur un jeu durant des heures et, d’un coup, en avoir marre et ne plus y toucher durant des mois, voir des années…
Autant dire qu’avec mon tempérament, j’ai fini très peu de jeux vidéos dans ma vie, même certains de mes favoris ne sont pas terminés ( genre Shadow of The Colossus, que je vénère pourtant, ou encore Final Fantasy VI… ), il y a même des jeux à durée de vie merdique que je n’ai pas terminé, genre Bayonetta, DMC4…
Après, il faut dire que je suis un curieux s’intéressant à tout, à force d’avoir les yeux traînant partout, j’ai du mal à ne me concentrer que sur une seule chose…
Raaah, à bientôt 20 ans, je trouve déjà que la vie est trop courte, si ça continue, je fais mon Orochimaru et je me cherche un nouveau corps afin d’assimiler toutes les données du monde °o° – à défaut de pouvoir apprendre tous les jutsu.
Bref, soit je suis un véritable feignant, soit je suis dépressif… Ou alors faut que j’arrête ma drogue qu’est le rpg, à me faire Mass Effect 1&2, Magna Carta 2, Tales of Vesperia et Final Fantasy XIII à la fois, il est peut-être normal que je sature > _> – quand je vous dis que je suis incapable de me concentrer sur une seule chose à la fois…