Micromania, c’est plus fort que moi…
Comme je joue assez peu en ce moment (à mon grand désespoir), je me suis dit que c’était l’occasion de renouer avec une de mes vieilles marottes : déblaterrer sur Micromania et dire tout le bien que je pense de l’enseigne qui s’affirme de plus en plus comme le leader du secteur en France (à mon plus grand désespoir). Alors c’est parti pour un petit récit d’une après-midi parisienne avec mon gars Mfff.
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Je dois acheter Batman : Arkham Asylum… c’est pour le boulot !
C’est avec cette annonce sentencieuse lancée dans l’espace par mon camarade Mfff que démarre notre épopée hivernale dans les boutiques parisiennes de jeux vidéo. Faut dire que mon journaliste jeux vidéo préféré est un petit artisan consciencieux. Comme il commençait à réfléchir à l’idée de peut-être faire un papier sur le revival de la Chauve-souris sur PS3 et Xbox 360 et qu’il n’avait pas encore usé ses manettes sur le titre qui avait signé la résurrection de la licence, il s’était fait un point d’honneur à faire l’acquisition de Batman : Arkham Asylum… et ce, même si cela impliquait de sortir de chez lui (c’est peut-être un détail pour vous, mais pour lui ça veut dire beaucoup) par des températures dignes de la banlieue moscovite en plein hiver, un jour de mistral.
Alors à tous ceux qui pensent que quand on est pères fondateurs d’un blog super classe sur les jeux vidéo, on reçoit tous les jeux qu’on veut directement dans la boîte aux lettres à papa, sachez que vous êtes à des années lumières de la réalité. Les quelques jeux qui sont testés sur ce site ont été achetés avec notre propre argent, gagné à la sueur de notre front… ou plutôt à la sueur du front des gens qui nous aiment bien. Comme notre petite histoire se déroule en février, il était à la fois trop tard pour Noël et trop tôt pour l’anniversaire de Mfff pour espérer se faire offrir ledit jeu. Nous voilà donc partis dans les rues parisiennes à la recherche de Batman : Arkham Asylum, et d’occasion de préférence… Et oui, on a beau avoir créé une république vidéoludique indépendante sur le net, on n’en est pas moins fauchés comme les blés et comme la majorité de nos contemporains IRL.
Micromania est éternel !
Etant donné qu’on frisait le négatif niveau mercure durant ce week-end de février, Mfff a décidé de faire l’impasse sur la rue Voltaire (réputée pour ses boutiques de jeux vidéo) pour jouer la sécurité du Micromania de la Gare St-Lazare et ce, en dépit de mes protestations maintes fois répétées envers l’enseigne de Belzébuth. Au bout de plusieurs minutes à patauger dans les bacs sans aucune émotion (après avoir retourné votre quinzième boîte de Call of Duty, l’espoir de dénicher une petite pépite vous abandonne complètement), on tombe sur un exemplaire de Batman à 30 ou 35 €. Pour être tout à fait honnête, je ne me rappelle plus le prix exact scandaleusement pratiqué par Micromania. Mfff et moi-même avons levé les yeux au ciel dans la même seconde et sans échanger un mot, nous sommes finalement sortis de l’antre du Malin.
Fnac occaz : pas si mal
Bon, on s’était fait notre petit kife en snobant Micromania, mais on n’avait toujours pas le jeu qu’on cherchait. Mfff me propose alors d’aller faire un tour au rayon Occaz de la Fnac. Au regard des expériences que j’avais eues avec les mêmes rayons dans les Fnac de Marseille et Avignon, je trouvais mon camarade Mfff assez intrépide voire carrément con. En fait pas du tout ! Le Fnac occaz était blindé de jeux, mais c’est surtout niveau vendeurs que j’ai été soufflé. Mfff s’adresse à l’un d’entre eux pour lui demander si par hasard il n’aurait pas Batman : Arkham Asylum, et non seulement le vendeur nous répond poliment et se met activement à la recherche du jeu, mais en plus il nous fait la conversation en disant des trucs intelligents (ce qui relèverait du paranormal chez Micromania). Il ne trouve pas le jeu en boutique et va voir dans la réserve en disant : « Si je vous le fais à 20€, c’est bon pour vous ?« . Que du bonheur… Manque de bol, plus d’exemplaires en magasin mais quand même une sacrée bonne impression. D’autant plus que pendant que notre vendeur arpentait la réserve lampe de poche dans la bouche et piolet à la main, je m’étais subrepticement glissé à côté d’un autre vendeur qui expliquant Skyrim à un jeune joueur d’une grosse dizaine d’années : un discours de grand frère, intelligent, avec le ton et les informations justes et tout ça sans pousser à la consommation. Chapeau l’artiste !
Bon, ben Micromania, quoi…
On continue notre périple et on retombe sur un autre magasin satanique. Connaissant mon tempérament un peu fou-fou, Mfff prend le soin de me prévenir qu’il s’est déjà embrouillé avec les vendeurs ici : en bon apôtre de la cause du jeu vidéo, il avait voulu leur rendre service en leur expliquant que vendre un jeu d’occaz plus cher qu’un jeu neuf chez Amazon était assez proche de la la connerie à l’état brut. Le gars en face n’avait pas du bien comprendre la question, parce qu’il avait répondu que le prix Micromania incluait également le coût du conseil…
Du coup, on la joue calme et comme nous ne parvenons pas à trouver le Graal par nos propres moyens, nous nous adressons à un des vendeurs planqué dans un coin du magasin. Il nous répond qu’il leur reste un exemplaire en rayon… qu’ils avaient délibérément planqué derrière une autre boîte, des fois que quelqu’un ait envie de l’acheter. Bon, on passe sur les 10 ou 15 € supplémentaires par rapport à la Fnac pour un jeu sorti il y a à peu près deux mille ans… et on se dirige gentiment vers la caisse. Je ne m’étendrai pas sur le gamin devant nous qui avait décidé de se transformer en centrale à prouts et de faire un remake de l’attentat au gaz sarin dans le métro de Tokyo… et j’enchaîne directement sur la petite cerise sur la gâteau de notre périple.
Devant nous dans la file d’attente… une file de 20 mètres de long entre les rayons qui faisait qu’on se faisait bousculer toutes les quinze secondes par les gros relous qui voulaient absolument jeter un oeil dans les bacs, des fois qu’ils eussent loupé (concordance des temps) la 36ème boîte de Call of Duty… Donc, juste devant nous dans la file d’attente, un jeune gamer d’une douzaine d’années grand max, serrant dans ses bras la petite boîte qui représente sans doute le fruit de plusieurs semaines d’argent de poche… ou alors une après-midi à faire le chouf dans une cage d’escalier. Seul petit hic, il s’agit d’un jeu PEGI 18+, donc fortement déconseillé aux mineurs. D’un air narquois, Mfff ironise en me demandant si le vendeur va quand même lui vendre… Même si cela m’attriste, j’admets que je ne me fais pas trop d’illusions.
Le jeune garçon s’approche de la caisse et tend la boîte au vendeur cornu, quand tout à coup, ce dernier jette un coup d’oeil circonspect au jeu, puis un autre au jeune garçon et lui demande l’air grave :
« … Dis, donc mon bonhomme (Mfff et moi-même regrettons alors d’avoir glosé sur le manque d’éthique professionnelle des employés de Lucifer)…
« … Tu as la carte de fidélité du magasin ? » Puis de renchérir : « Tu la veux ? »
Micromania, ton univers impitoyable… et hors de prix.
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Mouahahahahahaha ! Toujours aussi bon les périples jeux vidéoludique. Quand je suis allé chez un pote a Bordeaux on est passé dans un Micromania pour le fun. Et ça a pas loupé on est sortie avec un fou rire énorme sous le regard étonné des vendeurs.
Et encore l’ami Laroisse est bien charitable : non seulement les occaz de Micromania sont plus chères que du neuf chez Amazon mais aussi parfois plus chères que du sous blister chez… Micromania !
Je crois que Zetsuei a tout compris en fait : Micromania, c’est plus un parc d’attraction (pour se marrer ou se faire peur entre potes) qu’une boutique de jeu vidéo. Reste à supporter les usines à prout…
après on s’étonne que les gamers ne sortent pas pour faire leurs achats.
J’ai longtemps été un pactisant du mercantilisme notoire et j’avais longtemps la carte premium de micromania (faut avouer que les montrer aux potes s’était comme montrer le Graal, la classe quoi)mais un jours je ramène un câble HDMI 1.3 avec comme problème une déconnexion de ma box avec le dis câble (dur a croire mais je mis connais en console et en pc et j’ai tenter tout les as de figure, le câble faisait sauter ma box internet.
On me soutient que pas possible, ils ont les même alors que non ils ont des 1.1 tout vieux, âpres avoir tergiverser 2h ils me disent on vous l’échange, ce a quoi je répond que non je ne veux pas de cette m****. On me dis que c’est pas possible et après avoir vérifié mon compte chez eux tout a changé, ils m’ont rembourser le câble (même pas un avoir, un vrai remboursement) et limite offert un café.
donc bon client ok, client normal bouseux.
donc fini maxiescroc pour moi. Vive les amazones ^^
p’tain, la chute de l’article est effrayante, et d’autant plus drôle que c’est clairement du vécu
.
« le prix inclut le coût du conseil »… LOL. Micromania -et j’avoue en tremblant qu’il m’arrive d’y faire mes emplettes-, c’est une putain de grande surface. On n’y va pas pour les conseils.
Quand je vais chez Virgin par exemple, l’idée de demander à un vendeur du rayon DVD par quel Fincher je devrais commencer me traverse même pas l’esprit ; pas plus qu’au rayon bouquins, celle de m’enquérir du meilleur Easton Ellis… Soit dit sans animosité contre ceux qui y travaillent, mais perso, c’est pas auprès d’eux que je décide où je vais claquer mes 70 euros.
Si je veux du conseil jeux vidéo, je vais dans une boutique à la papa ; il en reste quand même, et même en province
(en tout cas à Strasbourg). Et si je suis un peu limite côté pognon, je passe par le net, ça reste quand même le meilleur plan.
En tout cas, si les vendeurs de Micromania sont aussi mauvais que les mecs du rayon DVD de Virgin ou du rayon bouquins de la FNAC, et bien c’est une preuve de plus que les jeux vidéo sont devenus un loisir grand public ! Et une raison de plus de le regretter ?
Et au passage, cher Laroisse, vive le subjonctif plus-que-parfait, j’aurais été meurtri que tu y renonçasses !