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Aahhh, les point’n’click… ces jeux où on fait de la tyrolienne avec un poulet et où on se décolle la rétine en traquant les pixels interactifs, c’est toute la jeunesse de Tartagueul. Mais la vie est dure pour les gamers, et j’avais fini par me lasser de scruter chaque recoin d’écran en collant mes fonds de bouteilles contre le moniteur, au grand désespoir du syndicat des opticiens de France. Et voilà qu’un soir d’errance sur le Xbox Live, je tombe nez-à-truffe avec Sam & Max…
Il paraît que Benjamin Franklin chie dans son froc. Des rumeurs de plus en plus insistantes lui annoncent en effet l’arrivée du libérateur de carotides le plus en vogue du jeu vidéo. Ben et ses potes ont intérêt à passer la seconde s’ils veulent avoir le temps d’achever la Constitution des Etats-Unis sans trop torcher la rédaction du deuxième amendement (ça pourrait poser problème à l’avenir…). Pour fêter le retour du crédo de l’assassin, Tartagueul plonge capuche la première dans un de ses meilleurs souvenirs vidéoludiques de ces derniers mois : Assassin’s Creed II. Benvenuti in Gamocrazia, amici !
Les gamers, décidément, sont de grands incompris. Votre Geek Grognon adoré (mais si) en fait l’expérience quotidiennement : chaque fois qu’il cherche avec enthousiasme à partager un peu sa passion en société, c’est le bide. Face à ses échecs successifs, il lui a donc logiquement fallu désigner des coupables… Résultat : si les jeux vidéo ne sont pas reconnus à leur juste valeur par le grand public, c’est la faute à des arguments contre-productifs récurrents exposés tôt ou tard par un peu tout le monde. Faites entrer les accusés.
Maintenant que ce cher Laroisse s’est fait l’écrivain public de vos lettres au père Noël, l’intermittent Geek Grognon, soucieux de ne pas vous voir jeter vos étrennes par les fenêtres de la déchetterie vidéoludique, vous rencarde sur les cinq plus grosses arnaques et les pires déceptions de l’année. Tandis que la presse spécialisée s’échine à indiquer à ses lecteurs ce dont il convient de remplir sa ludothèque, la Gamocratie vous aide à refuser. Parce que choisir, c’est d’abord cliquer sur « No ».
Les jeux vidéo à la Une du Monde, Link à celle de Libé, Pong au Grand Palais… L’heure a sonné pour les gamers de sortir le champagne, pensez-vous ? Ce serait compter sans la mauvaise humeur de Tartagueul, alias Geek Grognon, qui vous l’affirme sans ambages : oui, les jeux vidéo sont désormais respectés du grand public, et c’est une catastrophe !
La prophétie du 11/11/11 s’est réalisée : Skyrim est apparu dans les bacs. Mais la grande aventure a un prix. L’héroïque Tartagueul, songeant aux gamocrates à court de PO qui doivent encore se contenter de l’immense Oblivion, a donc rechaussé ses bottes d’argent poussiéreuses pour la rédaction d’un guide. Alors séchez vos larmes, gamers démunis, et attachez vos ceintures de mithril : on s’envole pour Cyrodiil !
Il paraît qu’il n’y a pas que les jeux vidéo dans la vie. A mon avis, c’est une question de perspective : pour nous autres gamers, la vie est un jeu. Un contrat qui se profile, un regard aguicheur par-delà le zinc, un éclat de rire à l’apéro : tout ça, c’est le hi-score qui grimpe. Vous en doutez ? Voici la preuve par trois.
Amis gamocrates, figurez-vous que j’ai reçu ce matin un mail de Jean-Jacques Rousseau, s’offusquant de voir qu’il n’avait toujours pas eu les honneurs de la gamocratie… OK, c’est une requête légitime à laquelle Tartagueul s’est attelé.

