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A tous ceux qui doutent encore que l’Iphone et sa copine tablette soient des consoles de jeu à prendre au sérieux, Angry Birds vient bombarder leurs a priori. Durée de vie à deux chiffres, challenge éprouvant, enrobage kawaï, et jouabilité au poil ( et au doigt) : à 0,79 euros l’été vidéoludique, on a vu pire comme investissement…
Avant de partir en vacances loin de toute télé (je vous parle même pas du wifi), j’ai fait le plein de jeux DS. Après quelques heures sur Mario & Luigi, Partners in time, c’est un petit jeu sans prétention ultra addictif qui m’a finalement tenu compagnie pendant mes quelques moments de farniente : Picross DS !
Loin des tests balancés trois minutes après la sortie d’un jeu censé se terminer en vingt heures, la Gamocratie, fidèle à son adage « Rien ne sert de galoper, il faut dégainer à point », livre son verdict sur le très recherché Red Dead Redemption deux mois après tout ce monde pressé. Après avoir fait d’un hors-la-loi sans envergure une Légende de l’Ouest, un seul constat s’impose : RDR, c’est notre putain de rêve américain.
Cette expression lui va comme un gant. Borderlands est en effet un mélange audacieux et réussi, qui conjugue habilement jeu de shoot à la première personne et jeu de rôle. Une sorte de petit smoothie FPS-RPG, servi dans un écrin de cel-shading tout à fait seyant et rafraichissant. Petit portrait crayonné de ce titre à part, façon « j’aime, j’aime pas ».
Prostrée, par peur du châtiment divin, dans un consensus mou, toute la clique journalistique fait la courbette à Kratos et vénère en masse son ultime épopée. Parce que la Gamocratie n’a peur de rien et certainement pas d’un peinturluré en spartiates, on ose dire tout haut ce qu’on a pensé de GOW3 : on a adoré, encore plus que tout le monde.
Les 18/20, les mentions d’excellence et les épithètes enflammés avaient beau célébrer la venue de Bioshock 2 comme la naissance du fils prodigue, une poussière de suspicion me titillait la glande sceptique en lisant les tests précédant sa sortie. Un peu comme si, devant l’écrasante réputation du premier épisode, personne n’osait vraiment dire ce qui taraudait au fond son coeur de gamer déçu. La gamocratie a investigué dans le cerveau perturbé et auto-censuré du journaliste vidéoludique pour y dénicher l’insoutenable vérité : Rapture n’est plus ce qu’elle était.
Le pitch est diabolique : faire rentrer des bouboules au sourire niais dans des pots en terre de très mauvais goût… Ca décoiffe, hein? Mais un grand philosophe a dit un jour : « qu’importe la destination, seul compte le chemin ».
Heavy Rain est selon moi LE jeu événement de ce début d’année 2010, le seul à poser un regard nouveau sur le jeu vidéo. Encensé par les uns, descendu par les autres, Heavy Rain est-il un bon jeu ? Est-ce tout simplement un jeu vidéo ou bien un nouveau type de divertissement, hybride difficilement définissable entre jeu vidéo, littérature et cinéma ? Eléments de réponse dans la démo…
Derrière ce nom imprononçable se cache un petit bijou de RGP exclusif à la console portable de Nintendo, sorti il y a un peu moins d’un an. Commencé un peu par dépit pendant les vacances de Noël, je n’ai pas pu en décrocher avant la scène finale… Mais quel est donc le secret de ce titre qui m’a tenu en haleine pendant des dizaines d’heures ?
Après deux ou trois caprices et un chantage à la dépression, Papa Noël a fini par déposer au pied du sapin (ça tenait pas dans mes petits souliers) le pack The Beatles Rock Band tant espéré. Et soudain, stupeur et tremblement… Et si c’était tout pourri ? Et s’ils avaient osé… Premier riff de guitare. Première claque dans ma gueule. Chez Harmonix, ils ont tout compris.
Lassé des FPS dirigistes, des RPG directifs et des scénarios à voie unique, vous vous sentez l’esclave impuissant de l’imagination autoritaire et limitée des développeurs. Comme William Mel Gibson Wallace dans Braveheart, la tête sur le billot, vous n’avez qu’un mot à la bouche : libertééééééé! A des milliers de km de là, les créateurs de Magic Pen ont entendu votre cri guerrier et vous ont pondu un petit concentré de libre arbitre.
Après vingt ans de briques empilées, de records explosés et de pouces ampoulés, moment de panique : vous venez de bailler pour la première fois devant votre bon vieux Tetris. L’apparition miraculeuse d’une barre au moment critique ne déclenche même plus un petit cri hystérique intérieur. Vous êtes las. Il est temps de passer à autre chose.



