Articles dans Vis ma vie de Gamer
Depuis des temps immémoriaux, votre serviteur se faisait régulièrement vanné et traité de « Laroisse l’ancien » par le perfide Mfff, en raison de mon non moins ancien téléphone portable. Mais ces temps sont désormais révolus, car j’ai récemment fait l’acquisition d’un Iphone 4S pour entrer de pleins pieds dans la vie 2.0. Après avoir résisté quelques temps devant l’impressionnante ludothèque proposée par l’App Store, j’ai finalement craqué pour Zenonia 3. Alors, l’Iphone praviendra-t-il à me faire oublier toutes mes consoles ? Pas si sûr…
Les gamers, décidément, sont de grands incompris. Votre Geek Grognon adoré (mais si) en fait l’expérience quotidiennement : chaque fois qu’il cherche avec enthousiasme à partager un peu sa passion en société, c’est le bide. Face à ses échecs successifs, il lui a donc logiquement fallu désigner des coupables… Résultat : si les jeux vidéo ne sont pas reconnus à leur juste valeur par le grand public, c’est la faute à des arguments contre-productifs récurrents exposés tôt ou tard par un peu tout le monde. Faites entrer les accusés.
Comme je joue assez peu en ce moment (à mon grand désespoir), je me suis dit que c’était l’occasion de renouer avec une de mes vieilles marottes : déblaterrer sur Micromania et dire tout le bien que je pense de l’enseigne qui s’affirme de plus en plus comme le leader du secteur en France (à mon plus grand désespoir). Alors c’est parti pour un petit récit d’une après-midi parisienne avec mon gars Mfff.
Comme vous avez pu le constater ces dernières semaines, le père fondateur que je suis s’est montré assez discret dans les colonnes de la Gamocratie. La faute à des activités personnelles qui m’ont un peu éloigné de l’univers vidéoludique. Mais alors, la question qui se pose ensuite, c’est comment rattraper le temps perdu et comment se remettre aux jeux vidéo sans risquer l’overdose prématurée ?
Accroupis sur toutes les places du monde, les Indignés beuglent contre les banquiers, les banqueroutes et le prix du gaz. Pendant ce temps, le cul sur le canap et la tête dans les pixels, le gamer fait l’autruche dans les mondes virtuels. Ignorant que la crise n’épargne plus le vidéoludique. Où règnent bugs, surtaxes et arnaques légales. Mfff est en colère
Les jeux vidéo à la Une du Monde, Link à celle de Libé, Pong au Grand Palais… L’heure a sonné pour les gamers de sortir le champagne, pensez-vous ? Ce serait compter sans la mauvaise humeur de Tartagueul, alias Geek Grognon, qui vous l’affirme sans ambages : oui, les jeux vidéo sont désormais respectés du grand public, et c’est une catastrophe !
La prophétie du 11/11/11 s’est réalisée : Skyrim est apparu dans les bacs. Mais la grande aventure a un prix. L’héroïque Tartagueul, songeant aux gamocrates à court de PO qui doivent encore se contenter de l’immense Oblivion, a donc rechaussé ses bottes d’argent poussiéreuses pour la rédaction d’un guide. Alors séchez vos larmes, gamers démunis, et attachez vos ceintures de mithril : on s’envole pour Cyrodiil !
Il paraît qu’il n’y a pas que les jeux vidéo dans la vie. A mon avis, c’est une question de perspective : pour nous autres gamers, la vie est un jeu. Un contrat qui se profile, un regard aguicheur par-delà le zinc, un éclat de rire à l’apéro : tout ça, c’est le hi-score qui grimpe. Vous en doutez ? Voici la preuve par trois.
C’est ce week-end, à l’occasion d’une visite de courtoisie chez mon ami Mfff, que j’ai eu l’occasion de faire mes premiers pas sur FIFA 12. Annoncé par mon vieux comparse comme une révolution passant par la nécessité d’un jeu plus posé et nécessitant un gros travail de réapprentissage, c’est la peur au ventre que j’appréhendais nos premiers face-face. Mais comme disait Mel Brooks : Oh yes it’s good to be the King (oulala) !
Parce qu’on a beau avoir 15 ans comme Boll ou 45 comme Mfff, on finira tous par perdre nos dents et trembler du pad, la Gamocratie s’offre un voyage dans le temps et vous donne rendez-vous dans 50 ans. Quatre questions pour découvrir le vieux geek qui sommeille en vous.
Alors que Mfff était prêt à couper le cordon vidéoludique avec ses douze consoles et la Gamocratie en s’exilant 15 jours aux Etats-Unis, le jeu vidéo l’attendait, en clin d’oeil, à chaque coin de rue. L’occasion de vous ramener quelques bouts de pixels made in USA.
Tout père fondateur de la Gamocratie qu’on puisse être, quand on a tort, il faut parfois se résoudre à l’admettre. La petit récit de vie que je m’en vais vous narrer m’amène à revenir sur une des règles de base gamocratique : la jurisprudence Micromania. Par une fin d’après-midi de printemps oisive, je m’aventure dans la boutique Micromania de la gare de Marseille St-Charles et là…



