Quinze jours de jeux vidéo : du 15 au 31 janvier
19/01 Quand la musique est bonne
Dans l’actu vidéoludique, il n’y a pas que des gamers sociopathes, des drames familiaux et plein de gens qui nous détestent. Il y a aussi parfois des bonnes nouvelles porteuses d’espoir. La dernière en date nous vient d’outre-Manche et plus précisément des Ivor Novello Awards, l’équivalent britannique de nos Victoires de la Musique. Pour l’édition 2010, la prestigieuse British Academy of Songwriters Composers and Authors (enfin, du beau monde quoi…) décernera pour la première fois le prix de la meilleure musique de jeux vidéo. Une tellement bonne idée que la Gamocratie la reprendra à son compte en organisant très bientôt sa propre cérémonie. A suivre…
20/01 Hugo Chavez serait-il du genre rancunier ?
Le président vénézuélien, un poil soupe au lait, avait plutôt mal vécu les quelques références qui lui étaient subtilement adressées dans le Gta-like Mercenaries 2. Bon, il faut le comprendre : en lisant entre les pixels, il fallait y dégommer un ersatz de Chavez… Depuis, l’homme d’Etat a complètement blacklisté tout ce qui a trait aux jeux vidéo. Après avoir interdit la violence vidéoludique et trash-talké sur Nintendo (le constructeur « promeut l’égoïsme, l’individualisme et la violence »), le petit Chavez en a mis plein les dents à Sony tout en illustrant sa formidable culture vidéoludique. « Ces jeux qu’ils appellent Playstation (non, non, Hugo, ça, c’est le nom de la console…) sont un véritable poison. Ils apprennent à tuer [...] et font la promotion des cigarettes, de l’alcool et de la drogue. » Putain, c’est presque aussi subtile que du Ron Jeremy… Bon bah, je ne veux pas rendre Microsoft parano, mais après Nintendo et Sony, il y a quand même de fortes chances que la prochaine salve soit pour leur gueule. Tu vas voir qu’il va oser traiter Bill Gates de capitaliste… Encore un scoop gamocratique…
23/01 Nul aux jeux vidéo ? Musclez votre putamen !
Que les plus gros losers de la planète jeux vidéo se rassurent. S’ils enchaînent, année après année, titre après titre, raclées sur raclées, ce n’est pas vraiment de leur faute. Une étude américaine, publiée par le magazine scientifique Cerberal Cortex, assure, expériences à l’appui, que les aptitudes manettes en main seraient directement liées à la taille de certaines zones cérébrales spécifiques. Vous avez un putamen microscopique et un noyau caudé rachitique ? Le diagnostic vidéoludique est sans appel : votre carrière de gamer part plutôt mal. Mais pas de panique. Le Dr Kramer, responsable de l’étude, exclut tout fatalisme en rappelant que « certaines parties du cerveau sont plastiques et peuvent évoluer ». Ca rassure. Bon, je vous laisse, je vais être en retard à ma séance de musculation de l’acumbens latéral.
26/01 C’est la faute aux jeux vidéo…
Ames sensibles s’abstenir. Ce fait divers commence dans le drame familial et termine par un crash cérébral. Un petit bonhomme de neuf ans s’est pendu récemment dans les toilettes d’une école texane. Face à cet acte difficilement imaginable à un tel âge, on ne peut blâmer le psychologue clinicien, Brenda Wade, de chercher des réponses à l’inexplicable. Reste à le faire avec un semblant de retenue, d’expertise et d’humilité, déjà par égard pour cette tragédie. Lors d’un reportage de CNN, le docteur s’est empressé, après avoir évoqué les responsabilités de la crise économique et du stress ambiant de nos sociétés, et sans précaution aucune, de montrer du doigt le traditionnel épouvantail vidéoludique. « L’autre facteur, c’est que des enfants de plus en plus jeunes sont exposés à des jeux vidéo violents dont je déconseillerai le contenu à des adultes ». Et quand on subodore en douceur une éventuelle responsabilité de l’entourage, notre Phd balaye ces infâmes calomnies en refusant de blâmer la famille. Non, t’as raison, autant plomber le jeu vidéo, on est là pour ça…
15-30/01 Les nanas prennent le pouvoir
Un matin, poussé par une pulsion mégalomaniaque, je me ballade sur Wikio (le site qui, en les classant, a droit de vie ou de mort virtuel sur les blogs ) pour voir, sans trop d’espoir, si la Gamocratie s’y était fait un nom. Après avoir constaté un obscur problème de référencement qui repousse notre entrée dans le top 50 000, je remonte doucement jusqu’au sommet du classement « jeux vidéo » pour y découvrir, trônant au-dessus d’une meute de testostérone en pixels, le blog… Gamongirls. Un numéro 1 au féminin. Du rose bonbon vidéoludique, aussi pêchu, sexy et classe que du Sex and the City. Du gadget tendance, de l’hi-tech glamour et surtout des pages et des pages bien foutues sur les jeux vidéo. Et on y parle autant de bundle rose pour la DS que de Mass Effect 2.
En gros, de l’info enrobée avec des doigts de fée. Pas mal, les meufs, pas mal…




Laissez un commentaire, faites entendre votre voix !